la petite histoire des converses:
Créée en 1917, la fameuse basket All Star habille les pieds des teen-agers. Souvent
« in », parfois « out », elle revient depuis quelque temps, et elle est en forme. Les stars se l'arrache et la rue suit.
Cette basket de toile née en 1917 dans les Massachusetts, connaît un retour en grâce foudroyant. Auprès des jeunes gens à la mode mais pas seulement : Philippe Crônier, directeur commercial de converse France, estime que, dans l'Hexagone, on vend aujourd'hui vingt fois plus de paires de All Star qu'il y a deux ans. C'est le raz de marée. Retour sur un succès. En octobre, les maisons Dior et Chanel font défiler leurs propres versions dûment siglées. En effet l'idée commence à faire son chemin... et il suffit de baisser les yeux dans la rue ou dans le métro, devant les lycées ou dans les coulisses des défilés, pour voir des dizaines de paires de Converse, très usées ou flambant neuves, aux pieds des gens. Les français achètent 90 % de hautes, sauf à Paris intra-muros où les basses sont plus populaires, si les citoyens votaient avec leurs pieds, ils éliraient sûrement la All Star reine des baskets.
L'histoire de cette basket est longue, au départ, elle est destinées aux joueurs de basket. Dans les années 20, la société engage chuck Taylor, une des étoiles de sport, comme VRP. Dans sa Cadillac, il sillonne l'Amérique pour répandre la bonne parole. Petit à petit, la converse s'impose sur les terrains de sport puis dés les années 50, dans la rue. L'heure est à la fureur de vivre. James Dean en porte. Ritchie Cunningham et ses copains de « Happy Days » aussi. Le mythe est en marche.
Depuis, les converses All Stars sont soumises aux cycles de la mode, alternant montée en puissance et perte de vitesse. Icônes absolues du style américain, elles ont traversé les époques comme la canette de Coca-Cola ou les Marlboro. En terme de mode la converse est « le jean du pied ». Avec la All Star de converse, comme avec un jean, on ne prend pas parti, on ne fait pas d'erreur. A la différence des autres baskets, souvent très connotées, elle sait s'effacer. On peut jouer avec : la porter avec un pantalon ou une jupe, des choses habillées ou décontractées. Comme elle ne bouge pas, elle est antimode. Mais, c'est là son paradoxe, son aspect mythique et sa crédibilité historique en font précisément quelque chose qui traverse les modes.
Elle colle parfaitement à notre époque, qui a soupé des logos et des signes de reconnaissances trop ostentatoires. Elle appelle la personnalisation et vieillit à merveille. De plus elle va aussi bien aux filles qu'aux garçons. Vendue entre 45 et 90 euros pour les modèles les plus sophistiqués, elle est pile dans l'esprit du moment.
Aujourd'hui les converses made in USA n'existent plus. La production a été décentralisée en Indonésie et les puristes le déplorent ; ils craignent que la qualité ne baisse, dépensent des tas d'euros pour s'offrir les derniers modèles des stocks américains ou des imports japonais aux imprimés exclusifs. Philippe Crônier assure, lui, que la All Star n'a pas bougé d'un iota : « Le savoir faire et les machines ont été implantés en Asie. » C'est l'image qui a changé. Désormais, les converse s'affiche chez Colette, au bon marché et dans les boutiques pointues des grandes villes plutôt que dans les magasins de sport comme autrefois. Au fond, ce n'est que le nouveau chapitre d'une très longue histoire. La All Star en a vu d'autres...
Créée en 1917, la fameuse basket All Star habille les pieds des teen-agers. Souvent
« in », parfois « out », elle revient depuis quelque temps, et elle est en forme. Les stars se l'arrache et la rue suit.
Cette basket de toile née en 1917 dans les Massachusetts, connaît un retour en grâce foudroyant. Auprès des jeunes gens à la mode mais pas seulement : Philippe Crônier, directeur commercial de converse France, estime que, dans l'Hexagone, on vend aujourd'hui vingt fois plus de paires de All Star qu'il y a deux ans. C'est le raz de marée. Retour sur un succès. En octobre, les maisons Dior et Chanel font défiler leurs propres versions dûment siglées. En effet l'idée commence à faire son chemin... et il suffit de baisser les yeux dans la rue ou dans le métro, devant les lycées ou dans les coulisses des défilés, pour voir des dizaines de paires de Converse, très usées ou flambant neuves, aux pieds des gens. Les français achètent 90 % de hautes, sauf à Paris intra-muros où les basses sont plus populaires, si les citoyens votaient avec leurs pieds, ils éliraient sûrement la All Star reine des baskets.
L'histoire de cette basket est longue, au départ, elle est destinées aux joueurs de basket. Dans les années 20, la société engage chuck Taylor, une des étoiles de sport, comme VRP. Dans sa Cadillac, il sillonne l'Amérique pour répandre la bonne parole. Petit à petit, la converse s'impose sur les terrains de sport puis dés les années 50, dans la rue. L'heure est à la fureur de vivre. James Dean en porte. Ritchie Cunningham et ses copains de « Happy Days » aussi. Le mythe est en marche.
Depuis, les converses All Stars sont soumises aux cycles de la mode, alternant montée en puissance et perte de vitesse. Icônes absolues du style américain, elles ont traversé les époques comme la canette de Coca-Cola ou les Marlboro. En terme de mode la converse est « le jean du pied ». Avec la All Star de converse, comme avec un jean, on ne prend pas parti, on ne fait pas d'erreur. A la différence des autres baskets, souvent très connotées, elle sait s'effacer. On peut jouer avec : la porter avec un pantalon ou une jupe, des choses habillées ou décontractées. Comme elle ne bouge pas, elle est antimode. Mais, c'est là son paradoxe, son aspect mythique et sa crédibilité historique en font précisément quelque chose qui traverse les modes.
Elle colle parfaitement à notre époque, qui a soupé des logos et des signes de reconnaissances trop ostentatoires. Elle appelle la personnalisation et vieillit à merveille. De plus elle va aussi bien aux filles qu'aux garçons. Vendue entre 45 et 90 euros pour les modèles les plus sophistiqués, elle est pile dans l'esprit du moment.
Aujourd'hui les converses made in USA n'existent plus. La production a été décentralisée en Indonésie et les puristes le déplorent ; ils craignent que la qualité ne baisse, dépensent des tas d'euros pour s'offrir les derniers modèles des stocks américains ou des imports japonais aux imprimés exclusifs. Philippe Crônier assure, lui, que la All Star n'a pas bougé d'un iota : « Le savoir faire et les machines ont été implantés en Asie. » C'est l'image qui a changé. Désormais, les converse s'affiche chez Colette, au bon marché et dans les boutiques pointues des grandes villes plutôt que dans les magasins de sport comme autrefois. Au fond, ce n'est que le nouveau chapitre d'une très longue histoire. La All Star en a vu d'autres...


